La commune

Andolsheim fait partie du canton de COLMAR 2 et de l’arrondissement de Colmar.

La population au 1er janvier 2019 est de 2180 habitants (gentilé : Andolsheimois (es) sur 960 foyers.

Quelques chiffres

Superficie totale du ban de la commune : 1160 ha dont

  • Surfaces construites : 53,65 ha
  • Surfaces agricoles : 615 ha
  • Bois et forêts : 409 ha

Les voies communales représentent 11,084 km dans leur totalité.

Evolution démographique

Un peu d'histoire

Le nom du village viendrait de celui de l’abbé « ANSOALD », abbé de Munster, puis évêque de Strasbourg de 693 à 700 qui aurait fondé la communauté sous le nom de « ANSOALFSHEIM ». Les armoiries originales rappellent son histoire plus récente….

En effet les armes du village, une ramure de cerf posée en pal, soutenue d’une étoile à cinq rais, rappellent que la localité a appartenu du 12ème siècle à 1324 aux Sires de Horbourg, puis aux Comtes de Armoirie Wurtemberg, puissante famille issue de Souabe. La famille des Wurtemberg domine alors tout le sud-ouest de l’actuelle Allemagne et introduira la Réforme en Alsace : les armoiries de la Maison des Wurtemberg comprenaient cette fameuse ramure de cerf, qui se retrouve dans les armoiries de la ville de Riquewihr, où leur domination s’étendait également. L’étoile visible sur les armoiries est quant à elle empruntée aux Sires de Horbourg. Jusqu’au 19ème siècle les armoiries officielles comportaient en outre une feuille de trèfle.

En 1648, Louis XIV (par le traité de Westphalie) s’emparera d’abord d’une partie des terres des Wurtemberg, puis en 1678, (par le traité de Nimègue) accentuera la politique d’union de l’Alsace à la France et annexera le reste des possessions germaniques en Alsace, dont Andolsheim. Le roi soleil fera même un bref séjour à Andolsheim en août 1673 avec sa cour. Les intendants du roi ont alors le souci de restaurer la religion catholique : c’est le prononcé du Simultaneum en 1687.

La Révolution bouleversera l’organisation administrative de la cité : les 660 habitants sont appelés à élire un conseil municipal, dont sera issu un maire. Le Haut-Rhin voit le jour le 4 mars 1790 en même temps que les 82 autres départements créés sous la révolution.
Andolsheim devient chef-lieu de canton.

En 1871 les choses changent pour les habitants d’Andolsheim : le Haut-Rhin est en grande partie annexé à l’Allemagne suite au traité de Francfort de mai 1871 qui met fin à la guerre franco-allemande de 1870/1871 : la localité fait partie du « Bezirk Oberelsass ».

Ce n’est qu’en 1919, par le traité de Versailles, que le Haut-Rhin, donc Andolsheim redeviendra français.

La seconde guerre mondiale et l’annexion de l’Alsace, apportera au village son lot de malheurs : de nombreuses familles perdent un fils ou un père dans l’une ou l’autre armée en conflit. La libération interviendra au matin du 1er février 1945 et fera encore de nombreuses victimes civiles, après les souffrances de l’occupation allemande.

Une plaque rappelant le rôle des soldats de la 75ème division d’infanterie US a été apposée le 31 janvier 2010 au Square du Souvenir,

… dans l’espoir d’une paix durable.

Intercommunalité

La commune d’Andolsheim fait partie de la Communauté d’Agglomération de COLMAR depuis le 01.01.2016.

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Découvrir Andolsheim

Le promeneur à Andolsheim…….

……..pourra à loisir profiter des presque 12 km2 du ban communal  de cette bourgade rurale de la plaine d ‘Alsace  située à 6 km de Colmar et qui s’étend  de la forêt domaniale du Kastenwald à l’est, aux berges de l’Ill à l’ouest à une altitude moyenne de 190 m.

L’Ill, important affluent du Rhin, baigne la plaine alsacienne, et a d’ailleurs donné son nom à l’Alsace (Elsass en langue germanique). Ses crues peuvent être importantes voire dévastatrices quand de fortes précipitations vosgiennes la suralimentent ou lors de subites fontes de neige.

La promenade de l’ancien canal pourra aussi le mener vers la source de la Blind, à la limite du ban de la commune de Bischwihr,  étonnante rivière phréatique qui nait sur le territoire communal, souterraine d’abord, et qui se jette dans l’Ill près de Sélestat ! Faune et flore à découvrir !

En bordure de la forêt du  Kastenwald, une ancienne gravière communale, remodelée en « Mare pédagogique » par l’APILL ( Association pour la Protection des berges de l’Ill) favorise la conservation et la mise en valeur d’espèces animales et végétales spécifiques à la région : des journées d’information et de visite proposées aux groupes sont régulièrement organisées par l’association.

Le centre de la localité témoigne du riche passé  agricole de la commune.

Le nombre d’exploitants agricoles est à ce jour réduit : la commune a subi le remembrement de 1961 qui a favorisé la disparition des petites exploitations  et de quelques 750 âmes à l’époque.

Le village s’est entouré de lotissements liés à l’arrivée d’une population importante due à l’industrialisation des années 1960 et  1970 : la population, à ce jour, a dépassé les 2200 habitants.

Quelques belles maisons traditionnelles  à pans de bois (colombages)  souvent réhabilitées sont à voir. Plusieurs porches en grès rose, la marque d’entrée des fermes  à cours closes, subsistent.

Des  séchoirs à tabac restent également visibles, souvenir d’un temps (19e siècle) où cette culture faisait partie de la production agricole locale.

Enfin le promeneur pourra se rendre au Temple protestant. Il servait à l’origine à la communauté catholique, a ensuite été voué au culte protestant après la Réforme (1535) puis accueille les deux religions entre 1687 et 1883, pour redevenir protestant en 1884.

L’édifice, consacré à l’origine à Saint Denis, de style mixte, roman et gothique,  et maintes fois remanié depuis  sa construction en 801  est surmonté d’un nid de cigognes qui a valu à la commune le label « Elsassisches Storcka Dorf  »

( Village cigogne alsacien )

une reconnaissance rare, intervenue après la rénovation du nid de cigognes dont la mise en place initiale date de plus de 50 ans.

A deux pas, l’église Saint Georges,  édifiée entre 1882 et 1883, contient quelques éléments remarquables dont une Vierge de Piété du 18e siècle.

Sans  vouloir  rivaliser avec les localités touristiques du vignoble, Andolsheim saura accueillir  le promeneur  amateur d’espace et d’authenticité.